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  • Mélanie Mathieu

Le coût de revient



Il n'est pas toujours facile de bien déterminer son coût de revient, car beaucoup d'éléments et de données entrent en ligne de compte. Il représente donc le coût total pour produire et vendre un bien ou un service. Le calcul se fait en répartissant l'ensemble des charges par activité et produit, mais est-ce que vous pensez à tout mettre dans vos calculs? Tout d'abord, voici des étapes importantes pour le calcul du coût de revient, en production vinicole dans ce cas-ci:

  1. Description de l'entreprise (liste des activités de production qui impliquent obligatoirement des dépenses, mais pas forcément des revenus);

  2. Les revenus par activités et les dépenses par catégories (ex. frais variables, frais fixes, etc...) Lister toutes les sources de revenus et dépenses, même internes, les salaires par catégories (ex. admin., vente, etc...), les amortissements, la rémunération de l'avoir des propriétaires et la variation d'inventaire.

Quels sont les documents nécessaires afin d’effectuer ce calcul? Voici une liste d’informations à avoir sous la main :

  • Les états financiers annuels et balances de vérification;

  • Registre de la main-d’œuvre par activité et/ou produit;

  • Quantité vendue par produit, ventes détaillées par canaux de distribution;

  • Liste des intrants par produits (en quantité et en coût);

  • Superficies de production, cycles de culture;

  • Etc.


Autres éléments à considérer :

  • Besoins réels

  • Informations disponibles

  • Le faire étape par étape

  • Faire la mise à jour annuelle

  • Simulation prévisionnelle

En production viticole (raisin), surtout en début de projet, il faut commencer par bien identifier chaque parcelle avec le cépage et le nombre de vignes plantées.  Il ne faut pas oublier de prendre en considération l’âge de la vigne, puisque celle-ci atteindra son plein potentiel dans seulement 6 ans. Si le vignoble est jeune, il sera peut-être nécessaire d’effectuer cet exercice sur 10 ans. Il faudra aussi évaluer le taux de pertes à la récolte, car ce n’est pas 100% du rendement théorique de la variété qui se retrouve dans la cuve.

 


Par la suite, en fonction des kilos récoltés, il faut évaluer le nombre de litres qui sera mis en cuve. Le nombre de litres mis en cuve n’est pas égal au nombre de litres de vin qui pourra être embouteillé, car il y aura clarification (matière insoluble en suspension éliminée avant l'embouteillage) du vin. Les pertes durant la transformation peuvent aller jusqu’à 25%.



Une fois le nombre de bouteilles bien établi, il faut répartir les coûts. Si l'entreprise a plus d'une activité, il faut commencer par mettre les charges variables dans la bonne activité. Plus la charte de comptes est précise, plus cela facilitera le processus. Par la suite, il y aura certainement des dépenses qui seront plus difficiles à diviser, comme la main-d'oeuvre directe (MOD). Il faut différencier la MOD de production et la MOD d'administration. La main-d'oeuvre de production sera divisée par activités, alors que la main-d'oeuvre administrative sera divisée comme des frais fixes, selon la clé de répartition la mieux adaptée à l'entreprise.


Lorsque chaque dépense sera bien partagée dans chaque catégorie, le coût de revient par bouteille s’obtiendra en divisant les coûts par le nombre de bouteilles, soit produites ou vendues, car le cycle de production minimale d'un vin est d'un an. Cela complique les calculs dans cette mise en situation, comparativement aux cycles de production de d’autres produits qui se comptent en jours.


Voici un exemple de tableau de coût de revient (production vinicole):


Il est important de connaître son coût de revient, car il permet de fixer ses produits au bon prix, d’évaluer la rentabilité des produits, des activités de production et des canaux de distribution, d’identifier des problématiques et finalement, de prendre des décisions stratégiques.  Il permet aussi de faire une évaluation juste de ses inventaires.

De plus, celui-ci doit-être fait tôt dans le processus de production, pour s’assurer que le vin, mis en

marché dans 2 ans, le sera à un prix équivalent aux autres produits semblables.  En effet, la compétition mondiale est féroce et même si le consommateur est prêt à payer un peu plus pour un bon vin québécois, il y a une limite à ne pas dépasser.


Vous pouvez faire l’exercice par vous-mêmes.  Cependant, si vous utilisez un outil ou un chiffrier gratuit, il est recommandé d’avoir une connaissance de base en comptabilité et en fichier Excel, afin d’éviter tout problème de mauvais résultats ou de biais.


Vous souhaitez en savoir plus, ou vous procurer de l'aide pour votre coût de revient, contactez-nous!

 







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